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Maison / Ouzbekistan / Villes / Tachkent

Lorsque les étrangers se promènent dans Tachkent  pour la première fois, ils sont agréablement surpris en voyant de larges avenues avec des files infies de voitures, de grands parcs et boulevards qui font  noyer la ville dans la verdure, des milliers de jets d’eau et de fontaines, des  pelouses et gazons d’un vert foncé, de grands immeubles décorés de motifs orientaux. Les étrangers sont également surpris lorsqu’en se baladant dans la vieille ville ils découvent des dédales des ruelles aux maisons en pisé ou de colombage, des marchés aux fruits et légumes qui vous éblouissent par l’arc-en-ciel de leurs couleurs.

Tachkent, cette ville cosmopolite et hétérogène, offre à ses visiteurs toute une galerie de types physiques de plus de 100 éthnies habitant à Tachkent. Les mordus de l’exotisme pourront admirer les costumes traditionnels des peuples centrasiatiques dans  ses avenues et ses ruelles.

Cette ville aux visages multiples surprend à tout moment. Elle surprend par sa vie culturelle (14 musées, 20 thêatres, plusieurs salles d’exposition, le conservatoire, 30 Universités et Instituts, restaurants et boîtes de nuit). Il y a un peu de tout à Tachkent.

Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, se situe dans la vallée de la rivière Tchirtchik à quelques dizaines de kilomètres des contreforts occidentaux du Thian-Chan. Le climat continental  de la réligion est adouci  dans la ville grâce à la végétattion: les parcs, boulevards, jardins puvlique occupent un tiers du territoire de Tachkent.

La capitale de l’Ouzbékistan s’étend sur  plus de 300km² (trois fois la superficie de Paris). La population, plus de 2,7 mln d’habitants, présente une riche mosaïque d’éthnies restées fidèles à leurs traditions ancestrales.

Les grandes dates de l’histoire de Tachkent

VI- IVe ss. av. J.-C.- Chachtepa, la première agglomération sur le territoire de Tachkent

262 av. J.-C. - première mention de Tachkent dans la source écrite

Ier - VIIIe ss.- première agglomeration urbaine Ming Ouruk

VIIIe s. - Madinat ach-Chachi, premère capitale de la région de Chach

IXe - Xe ss. – Binkent, la capitale de Tchatch

XIs. – première mention du nom «Tachkent» dans la source écrite

XIe - XIIIe ss. – la ville fait partie des Etats des Karakhanides et  des chahs du Khorezm

XIVe - XVe ss. – ville timouride

XVIs. - un des chefs-lieux des Cheïbanides

1801-1865 - Tachkent fait partie du khanat de Kokand

1865 - prise de la ville par les troupes russes

1868-1918 - chef-lieu du gouvernement du Turkestan

1918 – capitale de la République autonome Soviétique de Turkestan

1930 – capitale de la République Socialiste Soviétique d’Ouzbékistan

1991 - capitale de la République d’Ouzbékistan

La tradition divise la ville en deux parties: «la nouvelle ville», qui est le résultat de grands travaux  de construction réalisés après le tremblement de terre de 1966, et «la vieille ville», qui a su garder son caractère et son aspect asiatiques et qui avait été le centre-ville de la Tachkent médiévale.

Traditionnellement, on commence la découverte de Tachkent par «la vieille ville».

A visiter

Le complexe architectural Khazrat – Imam, un haut lieu de pèlerinage des musulmans de l’Asie Centrale qui n’est pas seulement un groupe de monuments d’architecture mais aussi un grand centre de civilisation qui étudie la religion islamique, ses philosophie, éthnique et esthétique, et propage les valeurs humanitaires de cette religion. Le complexe comprend un mausolée, deux médersas, deux mosquées se rapportant à des époques différentes entre les XVIe et XIXsiècles. L’aspect actuel de  l’ensemble est dû aux travaux d’aménagement et de reconstruction réalisés en 2006 quand Tachkent avait été déclarée «la caitale de la culture islamique de l’an 2007».

Le complexe s’était formé autour du mausolée de l’un des premiers imams de Tachkent, grand savant  et philosophe, connaisseur en Corane et en hadiths Abou Bakr Mouhammad al-Kaffal ach-Chachi. Originaire de Chach (ancien nom de Tachkent), il a été enterré après sa mort en 976 dans la banlieu de la ville. Le premier mausolée (Xe s.) ne s’est pas conservé, mais en 1542, le gouverneur cheïbanide de Tachkent a fait construire le mausolée qu’on visite aujourd’hui. C’est un mausolée –khanaka à plusieurs salles. Le mausolée a gardé son motif épigraphique en majoliques du XVIs. Le texte fait savoir le nom  de l’architecte et la date de la construction du mausolée. Si la porte du mausolée est ouverte, on peut visiter l’intérieur.

A côté du mausolée, se situe la mosquée Namazgokh (XIXs.), qui ne recevait les fidèles que deux fois par an: les jours de fêtes musulmanes Ruza Hayit et Kourban Hayit.

A une centaine de mètres de mausolée du saint, se dresse la médersa Barak-khan (XVIs.). Deux mausolées (le premier sur l’axe principal et le second du côté  gauche de l’entrée) bâtis avant la construction de la médersa, ont été intégrés à celle – ci. Le portail d’entrée est décoré de motifs végétaux, géometriques et épigraphiques. L’intérieur de la salle principale est richement orné.

Juste en face de la médersa Barakkhan, se trouve une autre médersa, la médersa Mouï Mouborak (XIXs.).  Aujourd’hui, cette médersa offre son hospitalité au Musée de Corans où le visiteur saura suivre l’évolution de l’écriture arabe. Le clou de ce musée, c’est le fameux «Coran d’Osman» (le troisième calife), l’une de six copies du Coran faites au VIIs. sur l’ordre du calife Osman. Le texte est écrit sur le parchemin.

Du côté gauche de la sortie du Musée de Corans, se situe la mosquée du Vendredi Tellia Cheïkh (1890) qui, avant 2007, a été la plus grande mosquée de Tachkent.

Les bâtiments neufs sont: la nouvelle mosquée du Vendredi; les bureaux du grand mufti, l’Institut islamique Imam al-Boukhari. Toutes ces constructions datent de l’an 2007.

A quelques minutes de marche depuis le complexe Khazrat – i – Imam, sur une éminence naturelle, se dresse la médersa Koukeldach (XVIs.) qui est en activité et reçoit les garçons à partir de l’âge de 18 ans. Le décor de la façade nouvellement restauré est un peu éclectique, mais non sans charme. Le parterre de la cour de la médersa est sympathique, mais la balade y est interdite.

Du côté gauche de la médersa, s’élève une autre mosquée du Vendredi de Tachkent. Bâtie au XVIe s. par un grand cheïkh soufi khodja Akhror Vali et disparue au début du XXs., la mosquée a été restaurée en 2003 et est revenue à son activité de mosquée du Vendredi.

Mais que’est-ce que c’est que cette foule d’Ouzbeks qui vont tous dans la même direction? Ne vous étonnez pas: c’est le marché Eski Jouva ou Tchorsou qui les attire plus fort qu’un aimant. On y est à bouche que veux-tu:  fruits, légumes, salades; épices dont les odeurs saturent l’air; céréales; sucreries... Il faut  visiter le marché parce que c’est au marché qu’on découvre l’âme du pays. Mais attention aux marches et...aux  pickpockets.

La médersa Aboulkasym Cheïkh a été construite en 1850 par un mécène de Tachkent. Le plan de la médersa est classique: l’entrée principale; la salle de cours du côté gauche et la mosquée du côté droit; une cour intérieure avec un résevoir d’eau et des khoudjras (chambres pour les étudiants).

Aujourd’hui la médersa n’est pas en activité et sert de centre d’artisanat de Tachkent: céramiques, miniatures, bois sculptées.

A côté de la médersa, on voit un grand bâtiment au dôme turquoise. C’est Oliy Majlis, le Parlement Ouzbek. Et tout autour, un grand parc qui vous séduit en proposant son ombrage et le vert de ses gazons.

Une grande statue d’Alicher Navoï, poète ouzbek du XVe s. attire les visiteurs.

Dans ancienne banlieue de Tachkent, un peu l’écart des bruits de ville, se dresse l’ensemble architectural Zaynouddin-Bobo (XIVe -  XIXss.) qui se compose du mausolée du saint et de la tchillakhona, local pour s’isoler du monde pendant le jeûne au mois de Ramadan.

Le complexe architectural Cheïkh Khovendi Takhour se situe entre les rues Navoï et Abdoullo Kadyri. C’est un groupe de mausolées des grandes personnalités religieuses qui ont joué un grand rôle dans la vie politique de Tachkent. Le mausolée de Khovendi Takhour est un exemple d’architecture monumentale de Tachkent des XVe - XVIe ss. Les deux salles, salle de tombeau et salle de prière, sont surmontées de dômes s’appuyant sur les tambours à huit et à douze pans. L’origine du mausolée Kaldyrgantch-bey (XVe s.) se perd dans les légendes. Le mausolée dont la  particularité est son dôme conique, a été restauré quelques fois.

Le mausolée de Younous Khan (XVe s.) ferme  le complexe du côté ouest. Ce mausolée est peut-être le plus beau mausolée de Tachkent. Le portail  d’entrée monumental orienté au sud donne accès à la salle principale. Les chambres disposées dans les ailes de la façade principale et les encoignures de la salle permettent de supposer que le mausolée avait servi de khanaka. La coupole de la salle principale est double.

Après la découverte de «la vieille ville», une petite promenade dans «la nouvelle ville» permettra au visiteur curieux d’apprécier la Tachkent moderne.

Le parc Amir Timour qui est situé en face de l’hôtel «Ouzbékistan» est le centre géographique de «la nouvelle ville». Une belle statue équestre d’Amir Timour prête au parc une tonalité de majesté. Le texte écrit en quatre langues «La justice fait la force» était la de vise préférée de ce grand homme d’Etat.
Si l’on poursuit la direction indiquée par la statue et traverse la rue en empruntant le passage souterrain, on arrivera à la rue piétonne Saïlgokh. Ayant passé entre deux grands bâtiments en briques cuites de couleur rouge, l’architecture coloniale, on découvre une galerie de tableaux à ciel ouvert.

A l’autre extrémité de la rue piétonne, derrière une grille métallique, apparaît le palais du grand – duc Nikolay Constantinovitch Romanov, cousin du tsar russe Nicolas II.

D’architecture éclectique, le palais charme par ses formes. Les chiens et les cerfs en pierre trahissent le dada du grand-duc. Aujourd’hui, le palais sert de salle de réception du Ministère des Affaires Etrangères et les gardes n’aiment pas trop les photographes. Mieux vaut se retenir de prendre des photos.
En face de la façade latérale du palais, de l’autre côté de l’avenue, s’etend Moustakillik Maïdoni, la place de l’Indépendance, la place centrale de Tachkent. La deuxième place du monde (12 hectares de superficie) après la place Tian’anmen à Pékin, elle a plutôt l’air d’un grand parc de repos avec ses épicéas, parterres, gazons et plus de 3000 jets d’eau. Les bâtiments administratifs, sièges du Gouvernement ouzbek, du Sénat et du Ministère des Finances n’obéissent pas tout à fait à la géométrie de la place. Un globe terrestre avec le contour du pays en relief et la statue de femme avec un bébé dans ses bras, symbolisent l’Ouzbékistan indépendant.

En tournant à droite, on arrivera à la Tombe du Soldat inconnu où brûle la Flamme éternelle. De deux côtés du Mémorial, le Livre de la Mémoire dans lequel sont inscrits les noms des citoyens d’Ouzbékistan péris aux champs de bataille pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le théâtre d’Opéra et de Ballet d’Alicher Navoï, la fierté des habitants de Tachkent, se situé non loin de la place de l’Indépendance, juste en face de l’hôtel «Tachkent Palace». La façade principale représente un portail à trois arcs décorés de sculptures. Quatre petites tours décoratives rappellent les minarets. La capacité du théâtre est de 1400 places et sa scène est de 540m². Le répertoire du théâtre est classique: le Lac des cygnes, Casse – Noisette, Roméo et Juliette, Spartacus, Esméralda, Madama Butterfly, Carmen. La place du théâtre avec sa belle fontaine au milieu attirent, le soir, beaucoup d’habitants du quartier.

Le monument du Courage est installé au lieu présumé de l’épicentre du tremblement de terre de 1966. Une statue gigantesque incarne le courage des habitants de la ville face au cataclisme.

La découverte du métro de Tachkent vaut le coup même malgré l’interdiction de photographier et de filmer dans la métropolitain.

Tachkent offre à ses hôtes tout un éventail de musées:

Musée des Beaux-Arts dont la visite nécessite deux heures. Une partie de la collection du grand-duc Romanov y est exposée.

Musée des Arts décoratifs charme les visiteurs par ses belles collections des arts appliqués: céramiques, broderies, bijoux traditionnels, nappes brodées, bois sculpté dinanderie.

Musée d’Histoire des peuples d’Ouzbékistan situé non loin du palais Romanov relate l’histoire, les civilisations, les religions que l’Asie Centrale avait connues.

Musée Amir Timour raconte les réalisations des Timourides.

Galerie d ‘Art d’Ouzbékistan accueille et expose les œuvres des meilleurs artistes du pays de nos jours.

Les environs de Tachkent

Le complexe architectural Zangui Ata est un haut lieu de pèlerinage des musulmans de la région de Tachkent: tombes, mausolées, minaret.
Tcharvak et Tchimgan sont  deux endroits idéals pour secouer la fatigue et le routine. Baîgnade, pêche, randonnées pédestres et randonnées à cheval dans montagnes, détente, et la liste est longue, vous attendent à quelque 70km de Tachkent. En hiver, Tchimgan se transforme en une grande station de sports d’hiver.