Heure locale: 09:30
Langue:
Maison / / Nourata

 
Une petite sortie dans la nature au cinquième ou au sixième jour de voyage en Ouzbékistan permettra aux explorateurs de quitter pour quelque temps le monde civilisé et de s’immerger dans le monde des nommades avec son charme du nouveau: la faune et la flore de désert, balade à dos de chameau, baignade dans le lac  Aidarkoul qui a aujourd’hui plus d’eau que la mer d’Aral. Le  soir, après le dîner aux plats traditionnels  kazakh et vodka  à gogo, le chant de l’akyn (troubadour) kazakh racontant  des histoires épiques et ....d’amour autour du feu du camp, la nuit sous la yourte. Un vrai nirvana pour ceux qui savent y arriver.

 L’un des délices lors de cette journée passée dans la nature, c’est la baignade dans le lac Aidarkoul.  On l’apprécie surtout quand la température dépasse 30 °C. C’est un lac artificiel dont  l’eau est légèrement salée en résultat de l’évaporation. Depuis sa formation dans les années 1970 le plan d’eau du lac  s’est grandi et fait  aujourd’hui plus de 12000 км². Le lac est poissoneux (carpe, brême, sandre, brochet,  barbeau, silure) et c’est une bonne occasion pour  changer de cuisine. Les ornithologistes peuvent  voir des oiseaux  tels que pélicans,  cormorans, hérons, oies, canards.  Avec un peu de chance, on peut voir des flamants.

 Les amateurs de la nature seront très contents de découvrir la faune  de la région: lézards, tortues, serpents, perdrix, cailles, pies, rossignols. Grâce à une forte proportion d’argile que le sol contient, le  désert connaît une riche végétation: saxaoul, acacia de sable, tamaris, férule, tulipe sauvage, bleuet, coquelicot.

 En 1975, dans le district de Nourata a été organisée  une réserve naturelle d’Etat de noyers. Les conditions climatiques de la région sont  favorables à cet arbre qui atteint 36 m de haut et 3m de circonférence.  Des bouquetins, sangliers, bléreaux, deux espèces de condors, aigles, telles sont les populations des animaux  qui vivent sur le territoire de cette réserve naturelle.

La route qui mène de Boukhara au camp de yourtes ne laisse pas s’ennuyer les  voyageurs avides de découvrir.

A 50 km de Boukara, on peut faire une halte pour visiter à Guijdouvan un atelier de céramique pour voir les techniques,  les couleurs, l’émaillage et la cuisson propres à cette  école  de céramique. Un thé vert accompagé d’amuse-gueule ouzbeks est offert gratis. 

Après Guijdouvan, c’est la découverte des vestiges du caravansérail  Rabat – i Malik (XIe s.) qui avait offert son hospitalité aux grandes personnalités  historiques. Le portail d’entrée sud avec son décor  en terre cuite aux motifs floral, géométrique et épigraphique, appelle l’appareil photo  ou la caméra du touriste.

 A 50 km de Nourata, dans la gorge de Sarmych Sai se situe un grand musée au ciel ouvert de pétroglyphes. Plus de 3500 motifs : chameaux, bouquetins, chevaux, chasseurs, guerriers, sorciers, symboles géométriques et autres sont gravés sur la roche et datent du  IIIe millénaire av. J.-C. jusqu’au Ve s. de notre ère.

 La route, en longeant la chaîne de montagne Nouratine, amène à Nourata, une petite ville  qui se situe  à la lisière de la zone des oasis et du désert Kyzyl Koum. Une visite éclaire permet de découvrir le socle de la forteresse d’Alexandre le Grand; les ruines d’une ancienne forteresse;  la mosquée  avec  un petit minaret....sur le toit; la source aux poissons sacrés, lieu de pèlerinage des musulmans. On fait des visistes dans une atmosphère pénéntrée de légendes liées à Ali, le quatrième calif, cousin et gendre de Mahomet. Nourata est la dernière étape avant de s’engager dans le désert.